Cordoue en andalousie

Le quartier historique, Patrimoine de l’Humanité est un excellent point de départ pour visiter Cordoue. Aux alentours de la Mosquée-Cathédrale s’entremêlent maisons, patios, ruelles et placettes joliment blanchies dans un style si typique à Cordoue. A l’intérieur des patios, les joyaux de l’Andalousie, plantes et fleurs cohabitent avec des fontaines et autres jeux d’eau, source de vie. Source de tous les arômes, et source d’inspiration des grands hommes de la ville. Mais il y a plus à visiter à Cordoue que sa Mosquée et ses patios

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Le centre historique de Cordoue

Construction civil – Époque classique, médiévale et contemporaine – Ier siècle, interventions au XIIIème et XIXème siècle

L’ensemble formé par la Mosquée-Cathédrale, le Guadalquivir, et le Pont Romain constituent l’une des vues les plus exquises de Cordoue, à visiter de préférence au coucher du soleil. Ce pont, érigé premièrement au Ier siècle, a été remodelé plusieurs fois au cours de l’histoire. L’intervention la plus récente date de 1876. Le pont compte 16 arcs. Au centre du pont se dresse une sculpture de San Rafael, un œuvre du XVIème siècle réalisée par Bernabé Gomez del Rio.

Construction religieuse – Époque médiévale / moderne – VIIIème – XVIIIème siècle

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La mosquée-cathédrale avec son mélange de styles

La mosquée Cathédrale de Cordoue est le monument le plus important de tout l’occident islamique, et un des plus impressionnants. Son histoire résume l’évolution complète du style omeyyade en Espagne, en plus de celle des style gothiquebaroque et de construction chrétienne. Le lieu semble avoir toujours été dédié au culte de divinités. Sous la domination wisigothe, le terrain accueillait la basilique San Vicente. Cette basilique carrée fut partagée un temps par les chrétiens et les musulmans.

Alors que la population musulmane augmentait, la basilique fut acquise dans sa totalité par Abderraman I et détruite pour y construire la première Mosquée Alhama, ou principale, de Cordoue. La grande Mosquée compte deux grands espaces, le patio ou « sahn », où se lève le minaret (sous une tour renaissance), unique intervention de Abd al-Rahman III, et la salle de prière ou « haram ». L’espace intérieur est composé d’un concert de colonnes et arcades bicolores faisant un fort effet chromatique. Les cinq zones de l’enceinte correspondent à chacun des agrandissements réalisés au fil du temps par les différents califes de Cordoue.

Forteresse chrétienne – Époque médiévale – du XIIIème siècle avec interventions baroques

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Les jardins de l’Alcazar

L’Alcazar de Cordoue est un ensemble de forteresse et palais qui renferme une grande partie de l’évolution architecturale cordobaise. Des restes romains et wisigoths cohabitent avec les restes d’origine arabe, dans ce lieu de prédilections des différents gouvernants de la ville. L’édifice, qui faisait partie de l’ancien palais califal, a été totalement dévasté lors de la reconquête de Cordoue par Fernando III en 1236. Il fut restauré par Alphonse X puis Alphonse XI, et eut de multiples usages au cours de l’histoire : siège du saint office durant l’inquisition ou encore prison durant la première moitié du XIXème siècle.

La visite de la forteresse est surprenante. Quatre tours ceinturent la construction (Tour des Lions, Tour de l’Hommage, de l’Inquisition et celle de la Colombe) et les différentes dépendances s’articulent autour de patios aux belles fleurs exotiques, aux herbes aromatiques et à la végétation luxuriante. Parmi toutes les salles, il faut voir en particulier la petite chapelle baroque ou Salon des Mosaïques, où sont exposées des pièces romaines extraites du sous-sol. Sous ce séjour, vous pourrez visiter les bains d’inspiration arabe divisés en trois salles voûtée qui communiquent avec la chaudière.

Des deux patios, on préférera visiter le Mudéjar qui dénote par sa beauté. Sur son dallage en marbre, le murmure de l’eau qui court par les canaux et bassins rafraichit et relaxe le visiteur. Les grands jardins qui encerclent l’ensemble donnent de même la mesure de la splendeur de cet Alcazar de Cordoue.

 

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Construction civile – Époque moderne – XVIème siècle

En 1570, Felipe II, aficionado de chevaux, commanda la construction des Écuries Royales sur un morceau de terrain de l’Alcazar de Cordoue, entre autre avec le projet de créer le pure race espagnole. L’édifice partage donc avec la forteresse un caractère militaire marqué. C’est ici que grandit le cheval espagnol, aussi appelé andalou, de descendance arabe.

 

Construction civile – Époque moderne – XVIIIème siècle

Cet édifice seigneurial a eut plusieurs rôles depuis sa création au XVIIIème siècle par Francisco Hurtado Izquierdo : centre éducatif pour enfants pauvres puis hôpital, il accueil aujourd’hui la faculté de Philosophie et de Lettres de Cordoue. L’imposante façade baroque abrite différents séjours articulés autour de deux patios, le principal renfermant une somptueuse fontaine en marbre. Dans les fenêtres de l’étage, on peut voir gravés les noms et dates des internes de l’ancien hôpital. Dans l’enceinte du bâtiment, la chapelle de San Bartolomé est un magnifique exemple de l’architecture mudéjar.

Construction funéraire – Époque classique – 1er siècle avant J.C.

Il s’agit des constructions funéraires romaines les plus importantes de Cordoue. Leur structure cylindrique et leurs grandes dimensions ainsi que leur disposition à l’entrée de la ville sur la via Corduba-Hispalis indique la bonne condition des familles pour lesquelles elles ont étés construites. Par l’originalité de leur typologie en Andalousie, elles ont pu être conçues par un architecte italien prenant comme référence les autres mausolées de la capitale impériale. Les mausolées furent découverts en 1993 au cours de fouilles archéologiques. On peut aujourd’hui les visiter, de même que le centre d’interprétation du Monde Funéraire qui s’y trouve.

Construction religieuse – Époque médiévale / Moderne – XVème au XVIIIème siècle

Cet imposant monastère du XVème siècle se trouve en face de l’impressionnante Medina Azahara, noyé dans végétation autochtone de la serrania de Cordoue. Son style gothique fut enrichi successivement par des interventions renaissances et baroques. Plus récemment, ses propriétaires, les marquis del Merito, ont opérés de travaux de restauration colossaux sur plusieurs générations. Le monastère abrite une importante collection d’art. Les visites sont privées.

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Construction religieuse – Époque classique – 1er siècle

Devant la mairie de Cordoue se trouve un temple romain dédié au culte impérial, impressionnant par ses dimensions. La reconstruction, dirigée par l’architecte Félix Hernández, a apporté une preuve supplémentaire de la grandeur de la ville à l’époque romaine. Quelques une des pièces du temple sont exposées au Musée Archéologique ou dans des recoins insolites de la ville, comme la colonne striée de la Plaza de la Doblas.

Construction civile – Époque médiévale – XVème siècle

A deux pas de le Plaza de Colon de Cordoue, la tour de la Malmuerta se mêle à la légende. La tradition populaire assure que le nom de la tour provient d’une noble dame de Cordoue qui serait mort des mains de son mari jaloux. En marge du mythe, cette tour est édifiée sur une ancienne construction islamique. Elle est unie à la muraille par un arc sous lequel est inscrite une légende relative à sa construction.

Construction religieuse musulmane – Époque du Califat – Xème siècle

Ce minaret a la particularité de conserver intégralement sa physionomie arabe, en dépit d’avoir été cédé après la reconquista, avec la mosquée qui l’abritait, pou la construction d’une église de l’ordre de San Juan.

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Construction religieuse – Époque médiévale – XIVème siècle

Unique en Andalousie, et troisième synagogue la mieux conservée en Espagne, elle est située dans le quartier de Cordoue de la Juderia. Construite entre 1314  et 1315, elle servait de temple jusqu’à l’expulsion définitive des juifs en 1492. Le temple est alors utilisé comme hôpital, et sert ensuite ermitage a San Crispin, et enfin d’école. Elle est déclaré monument national à la fin du XIXème siècle.

Construction civile – Époque médiévale – XIIIème siècle

Du côté Sud du Pont Romain se dresse la tour de la Calahorra, édifiée sur une construction islamique. Sa position stratégique comme point d’entré de la ville lui conféra une grande importance militaire. Au début du XXème siècle, elle fut déclaré monument historique artistique. Aujourd’hui, après avoir servi d’école et de prison, elle accueille le musée Roger Garaudy, qui traite de la cohabitation entre juifs, chrétiens et musulmans.

Construction Palatine – Époque califale – Xème siècle

Medinat al-Zahara est une fastueuse et mystérieuse ville que Abd al-Rahman III fit construire au pied de laSierra Morena, à 8 km de Cordoue. La tradition populaire affirme qu’autoproclamé calife en 929, et après trois années de règne, il fit édifier cette cité palatine en hommage à sa favorite, Azahara. Mais des études plus récentes affirment que la construction fut impulsée avec l’objectif de donner une image forte et nouvelle à l’état califal indépendant d’occident, alors nouvellement créé.

L’ensemble se compose de trois terrasses entourées par une muraille, l’Alcazar royal, dont une partie servait aux visites officielles, se trouvant sur la terrasse haute et l’intermédiaire. La zone la plus basse servait de résidence et on y trouvait la mosquée. De source historique, 10 000 personnes travaillèrent à sa construction. Abd al-Rahman ne se priva pas pour obtenir l’effet recherché : de riches marbres rouges et violacés, de l’or et des pierres précieuses, en plus du travail minutieux des artisans contribuèrent ainsi à donner une image puissante du royaume qu’il gouvernait.

Cependant cet édifice grandiose subit de grandes détériorations au fils des guerres qui touchèrent l’état d’al-Andalus au début du XIème siècle, transformant la cité en ruines.

avec: andalousie-culture-histoire.com

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